27.02.2011

(3/5) A qui profite le crime ? (ou qui tire les ficelles)

Les vraies questions sont en amont, et si personne ne fait rien, c'est soit par ignorance du problème, soit par aveu d'impuissance, soit par intérêt.  

1) Ignorance du problème. Cette hypothèse ne tient pas un quart de demie seconde.

2) Aveu d’impuissance. Que l’état français soit aujourd’hui impuissant ou en passe de le devenir devant l’expansion de la violence des sous-prolétaires sans repères, je veux bien le croire. Mais je ne veux pas croire qu’il n’y ait pas un moment dans l’histoire de cette progression effrénée où un gouvernement lucide et bien intentionné ait eu l’opportunité de mettre le holà à cette perte de souveraineté tragi-comique.

Pour bien situer le cadre dans lequel l’immigration se situe, écoutons Michel Drac :

Dans les années 60 et 70, l’immigration extra-européenne fut pilotée dans une logique purement économique. Dans les usines d’automobiles et sur les chantiers de construction, on manquait de main d’œuvre. C’est pourquoi le patronat entreprit d’importer du prolétaire bon marché – le prolétariat français, plein emploi aidant, avait une fâcheuse tendance à exiger des salaires de plus en plus élevés et des cadences de moins en moins rapides. Si les tensions restèrent à l’époque relativement faibles entre ce prolétariat immigré et le prolétariat autochtone, c’est uniquement parce qu’il y avait malgré tout du travail pour tout le monde. Les travailleurs « de souche » n’avaient pas clairement conscience du fait que le rapport de force leur aurait été encore plus favorable si les « arabes » n’avaient pas été là.

Puis vint l’année 1974. En France, comme partout en Europe, c’est à ce moment-là que l’immigration changea de nature. Avec les lois sur le regroupement familial, une immigration de peuplement prolongea l’immigration de travail - et ce au moment précis où l’expansion économique ralentissait.

3 explications sont possibles, ne s’excluant d’ailleurs pas mutuellement :

1)   Il s’agissait d’un calcul économique de court terme (le patronat veut réviser le partage des surplus à son avantage, cela passe par un certain niveau de chômage). Cette explication tient jusqu’en 1983, pas après (réactions électorales suffisamment explicites pour laisser craindre des troubles civils)

2)   Calcul politique délibéré. On suscite une guerre civile rampante en morcelant les classes laborieuses, pour rendre impensable l’utopie socialiste. Cette explication tient jusqu’en 2001, où il devient très dangereux de maintenir un flux d’immigrants provenant de l’aire arabo-islamique : « le choc des civilisations » a commencé. Pourtant l’immigrationnisme des classes dirigeantes ne faiblit pas.

Avant de partager la 3ème explication, il convient de s’arrêter quelques instants. Les dirigeants de notre pays sont conscients de la bombe à retardement que constituent l’échec de l’intégration et des phénomènes s’auto-renforçant qui en découlent : haine de la France, milices d’extrêmes droites, etc.

Les dirigeants n’ont a priori rien à gagner personnellement d’une guerre civile; pour quelqu’un qui a un poste peu fatigant et bien payé, c’est même un gros facteur de risque.

Alors comment se fait-il que cette idéologie de guerre gangrène à ce point les « élites » de notre pays ?

Et si les « élites » n’étaient rien d’autres que des pantins dont le seul talent serait d’être coopté par des semblables ou propulsés par les puissances d’argent ? Et si ils n’avaient finalement pour conscience politique que leur portefeuille bien rempli et leurs beaux appartements de fonction ? Et si les vrais décideurs, ce n’était pas eux…

3) Intérêt.

C’est en substance ce que dit Michel Drac dans sa 3ème explication :

3)   Il existe en plusieurs endroits différents, des centres de décision occultes, coordonnés selon toute vraisemblance, dont l’objectif est d’effacer peu à peu toutes les nations pour rendre possible l’édification d’un véritable empire mondial.

Alors Michel Drac, on peut ne pas le croire, après tout il pourrait très bien jouer à se faire peur pour donner un peu de peps à sa vie de cadre bedonnant.

Certes.

Alors j’ai choisi de vous sortir du lourd, du très lourd. Quelqu’un qui est diplômé d’HEC, sorti 2ème de l’ENA, ancien directeur de cabinet de Charles Pasqua, et actuellement Inspecteur général des finances. Pas vraiment le premier rigolo venu. Vous n’avez aucune raison de le croire, en tout cas pas plus qu’Alain Juppé ou Michel Rocard, eux aussi membres de l’IGF. Mais si François Asselineau a raison ne serait-ce que dans 10% de ce qu’il avance, ce serait déjà cataclysmique.

Son exposé dure plus de 2 heures, et je ne saurai que trop vous conseiller de le regarder en une fois.

Si vous n’avez pas le temps maintenant, faites comme avec le foie gras avant Noël : gardez-le comme un trésor que vous savourerez le moment venu.

 
Qui gouverne réellement la France ?
envoyé par UPR-TV. - L'info video en direct.

Une fois que l’on comprend qui tire les ficelles, tout a beaucoup plus de sens. Je ne dis pas que c’est vrai, je dis que ça a du sens. La politique est dans les mains d’une hyperclasse financiarisée qui n’a qu’une envie : garder le pouvoir.

Michel Drac expliciterait que « pour des raisons écologiques, il semble peu probable que les dix milliards d’êtres humains qui peupleront la Terre en 2050 vivent tous à la manière des Occidentaux d’aujourd’hui – a fortiori des classes supérieures occidentales. 

Dans ces conditions, le maintien d’un haut niveau de vie pour les classes dirigeantes et supérieures des pays occidentaux passera probablement par une très forte accentuation de l’écart les séparant des classes inférieures, ce qui suppose d’une part la destruction des classes moyennes supérieures, d’autre part le basculement des classes moyennes inférieures vers le niveau de vie des classes populaires des pays phares du tiers-monde. 
 

C’est parce qu’elles pressentent non sans raison la nécessité d’un gouvernement mondial pour conserver le contrôle d’un monde de plus en plus dangereux que les classes dirigeantes élaborent patiemment un schéma de convergence globale.

Désormais le pouvoir est autant entre les mains de ceux qui maîtrisent les marchés que de ceux qui dirigent les peuples. Il en résulte que dans les processus de décision, l’économie financiarisée interfère constamment avec le politique, et finit même par lui commander en fait, sinon en droit. »

 

A ce stade, une personne sensée, poserait une question qui ressemblerait sûrement à cela : mais alors, pourquoi ne nous rendons-nous pas compte de tout cela ?

A mon avis, on ne s’en rend pas compte, pas tant par manque de moyens intellectuels, que par l’habilité du système à nous manipuler :

1)   avec le tittynainment (émissions télé à la con, mode, loisirs abêtissants)

è Stratégie de la distraction et stratégie de la médiocrité

2)   avec la focalisation de l’opinion sur des lignes de fracture non pertinentes mais porteuses d’émotion (race, religion, équipe de foot, âge, sexe, etc.) qui empêchent de s’allier et de se révolter contre les vrais profiteurs du modèle consumériste hédoniste. Les discours comme « Les immigrés sont tous des islamistes qui veulent nous coloniser et il faut employer les grands moyens législatifs –loi anti-foulard, loi anti-burqa- pour contenir le phénomène », et les grands reportages sur l’ultra violence des bandes de cités relèvent de ce phénomène.

è Stratégie de l’émotionnel et stratégie de la bêtise

3)   avec la négation des peurs et faits réels, comme les chiffres de la délinquance présentés de façon fallacieuse, la véritable omerta sur la petite violence quotidienne et le racisme anti-blanc (Technoparade), les peines de prison ridicules qui poussent au sentiment d’impunité (3 mois de sursis pour avoir agressé un handicapé). Culpabilisation de tout en chacun et climat de peur généralisé qui rendent le petit Français fort malléable au moment où on voudra le plumer.

è Stratégie de la culpabilité

 

D’où finalement, un intérêt objectif pour ceux qui tirent les ficelles assez simple à comprendre : la prolifération de la délinquance est une alliée pour atteindre la convergence globale.

Pendant que l’on disserte sur la violence des jeunes de cités, nos usines ferment et notre patrimoine disparaît, dans l'indifférence générale.

 

Tout change, et plus vite qu'on ne le croit. Ceux qui pensent que la France sera toujours la France feraient bien de se pencher sur l'histoire de l'Europe. Comme la tectonique des plaques, la géographie européenne est faite de friction, de poussée, et d'embrasement. La France n'a pas toujours été ce qu'elle était, et vu les transformations structurelles qu'elle encaisse récemment, il n'y a pas vraiment lieu de croire qu'elle est partie pour rester ce qu'elle est.

 

A suivre 4) 2020 en France

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